Je suivrai les oiseaux du paradis

Next pageArchive

Que la tendre romance s’offre à soi-même

la chance de rencontrer cette lady aux yeux de nuit

qu’elle lui offre les jardins de paradis, la cour de la reine

Qu’elle lui accorde, pour un regard, l’image sainte des contes de Grimm

Que la tendre romance tend ses racines et décuple ses notes

de Bois, de saule, de violette et de mousse

Mais que la tendre romance lui présente aussi

sur un plateau d’argent, de baroque, d’améthyste

Les douces mais amères saveurs de la perte, du vertige,

qu’elle puisse croire ainsi aux voyages d’antan

Que la lady aux yeux de nuit

puisse croire ainsi

aux voyages d’antan

Je ne rêve pas, je vois 

Une colline pâle, qui se languit de lumière

Une lumière qui éclaire comme la fraîcheur d’une joue d’enfant

Une immense forêt où le froid flotte en déposant sur la peau moite

Des gouttes et des gouttes de rosée translucide

Portant avec elles le parfum des orchidées

Qu’ai-je découvert du sillage des orchidées ?

Rien. - 

Mais j’y arriverai