Que la tendre romance s’offre à soi-même
la chance de rencontrer cette lady aux yeux de nuit
qu’elle lui offre les jardins de paradis, la cour de la reine
Qu’elle lui accorde, pour un regard, l’image sainte des contes de Grimm
Que la tendre romance tend ses racines et décuple ses notes
de Bois, de saule, de violette et de mousse
Mais que la tendre romance lui présente aussi
sur un plateau d’argent, de baroque, d’améthyste
Les douces mais amères saveurs de la perte, du vertige,
qu’elle puisse croire ainsi aux voyages d’antan
Que la lady aux yeux de nuit
puisse croire ainsi
aux voyages d’antan
Je ne rêve pas, je vois
Une colline pâle, qui se languit de lumière
Une lumière qui éclaire comme la fraîcheur d’une joue d’enfant
Une immense forêt où le froid flotte en déposant sur la peau moite
Des gouttes et des gouttes de rosée translucide
Portant avec elles le parfum des orchidées
Qu’ai-je découvert du sillage des orchidées ?
Rien. -
Mais j’y arriverai